Roxane, 14 ans et tout le reste.

# Posté le lundi 28 décembre 2009 06:21

Modifié le samedi 06 février 2010 15:12

Faisons ensemble l'impardonnable...

Faisons ensemble l'impardonnable...
Indéfiniment obsédant. ♥

# Posté le vendredi 01 janvier 2010 14:18

Modifié le samedi 30 janvier 2010 11:13

Elle était là, assise sur ce lit auquel elle ne s'habituait pas, et elle avait le regard vide.

; Elle fuma une énième cigarette avant de boire une gorgée du liquide rougeâtre qui remplissait son verre. " Toutes ces choses qui m'viennent, toutes ces choses qui m'quittent. " Elle murmura les paroles tout en écoutant la voix claire de la chanteuse. Elle ne savait pas vraiment comment elle était arrivée là. Elle s'était sans doute perdue en route, elle avait sans doute trébuché et elle avancerait bientôt. Mais peut-être pas. Peut-être qu'elle serait encore là, dans quelques années, dans cette chambre sordide, dans cet hôtel incertain. A cette idée, ses yeux se remplirent de larmes, de larmes brûlantes... Mais elle les ravala et sortit une cigarette, encore, de son paquet. Il était presque vide, celui-là. Elle allait bientôt devoir en acheter un autre. Cette addiction lui coûtait cher et elle ne savait pas vraiment combien de temps elle pourrait encore s'offrir ce luxe... " Moi j'ai déjà tellement d'eau qui fout l'camp. " Elle repassait cette chanson en boucle en essayant de se donner un peu de courage, un peu d'espoir, un peu de volonté. Elle avait l'impression de se noyer dans ses doutes, de se noyer dans son manque de confiance en elle. Ce n'était pourtant pas si difficile, la vie, merde ! Elle n'était pas aussi incapable que ça, non ? Si ? ... Et voilà, encore ! Encore une fois, elle doutait, encore une fois, elle se laissait abattre. Elle n'était visiblement bonne qu'à ça. Pourtant, elle avait bien démarré. Ses études avaient commencé depuis quelques temps, déjà. Elle avait un niveau moyen, mais suffisant. Elle avait des amis, peu, mais suffisants, aussi. Elle vivait là où elle avait toujours voulu vivre : Paris. Alors quoi ? Pourquoi cela ne lui convenait-il pas ? Etait-elle restée une gamine capricieuse qui en demande toujours plus ? N'avait-elle rien appris ? Elle était en colère contre elle-même, elle ne se supportait plus. Enfin, ça, ça ne datait pas d'hier. Ca n'avait pas changé. Elle n'avait pas évolué, au fond. Elle était restée enfermée dans ses doutes, dans cette attitude défaitiste et plaintive. Dans ses innombrables défauts auxquels elle n'avait jamais essayé de faire face. Finalement, elle devait reconnaître que tout était de sa faute. Elle avait beau avoir voulu rejeter ça sur les autres, tout ça venait d'elle. Elle ne faisait aucun effort, elle ne tentait même pas de se battre contre elle-même. Elle attendait que tout tombe du ciel, que ce qu'elle désirait arrive par miracle. Mais ce n'était pas ça la vie, on ne pouvait pas se permettre de jouer de cette façon. Il fallait attraper les meilleures cartes, se donnait le plus possible pour réussir ce que l'on voulait entreprendre. Et elle, alors ? Que faisait-elle là ? Plantée sur cet immonde lit dans un hôtel tout aussi immonde. Elle se leva, se regarda dans la glace et pensa qu'elle ne voulait pas être cette fille qui perdait, qui abandonnait à la première difficulté. Elle ne voulait pas de ça sur sa conscience. Elle allait se bouger, elle allait se remuer et ne pas rester sans rien faire ! Il était hors de question qu'elle se gâche de cette façon, hors de question. Alors, elle se dirigea vers la salle de bain. Elle se remaquilla, se recoiffa et pour la première fois se dit qu'elle n'était pas si horrible, si moche, si grosse, si affreuse. Elle se regarda, elle vit ses défauts, mais ils ne lui parurent pas aussi visibles qu'avant. Elle sourit et se promit de ne plus se laisser envahir par cette obsession. Elle sortit, prit son sac, et sortit de la chambre. Dans l'ascenseur, elle pensa à ses amis qu'elle délaissait par égoïsme et elle se dit qu'il était vraiment temps qu'elle se reprenne ! Arrivée dans le hall, elle paya ce qu'elle devait pour les quatre jours qu'elle avait passé ici, puis elle sortit. Elle sortit, et respira l'air frais de la nuit. Elle avança, sûre d'elle. Elle se mit même à courir, pressée de retrouver sa chambre étroite d'étudiante, de retrouver son amie... Elle voyait déjà la journée qui allait suivre, elle savait que tout irait mieux. Elle avait compris, elle allait y arriver. Parce que c'était ça, la vie, et pas autre chose.

Elle était là, dans cette rue éclairée par quelques réverbères, et elle souriait.

# Posté le samedi 02 janvier 2010 18:42

Modifié le samedi 30 janvier 2010 15:07

~Pourtant, lorsqu'ils sont trahis, leurs peurs envahissent la rupture engendrée.

~Pourtant, lorsqu'ils sont trahis, leurs peurs envahissent la rupture engendrée.
- Éclat de vie, sombre hallucination. Qu'est-ce donc ? Ces visages qui se suivent et ne se ressemblent pas, ces cris pleins de rage. Le sang coule à flots, ou bien est-ce juste l'eau qui revient à son état d'origine ? Et la peau qui crisse sous les doigts brutaux, durs. Les pupilles dilatées, la tête qui cogne et qui tape, le souffle qui se perd, qui se perd et qui s'enfuit. Petits coups secs, déviances horrifiques. Un craquement sourd, un dernier cri, ou peut-être pas. Les yeux roulent dans les orbites, tout est creux, vide de sens. Vide, trop plein, enchaîné et dévasté. Les couleurs se succèdent, chaud, froid, et tout fait mal. Mal à en pleurer, mal à en... crever ? Tout hurle de souffrance, d'effroi et de dégoût. Les mâchoires tombent, les bouches se déchirent presque à vociférer des obscénités. Des mots qui frappent, des mots qui tuent. Des sensations pleines d'un plaisir sauvage, d'une barbarie ignoble. D'un immonde arrière goût de rancoeur. Dur, froid, brisé. Le coeur palpite, il rugit et veut s'échapper. Les ongles griffent la peau, ils font perler le sang. Animaux enragés, perte de leur humanité. Tout sombre, et tout se perd. Chacun danse avec la mort, chacun apprivoise son dernier souffle. Les ailes se cassent, les os se brisent. La peau tombe en lambeaux. Les yeux se crèvent, les mains se tordent. Ils vomissent, ils rejettent tout. A genoux, ils hurlent ce désespoir qui, incessamment, refait surface et qui les achève. Retour aux origines, retour aux sources premières.

Et c'est dans un dernier élan qu'ils dévorent ce que nous sommes.

# Posté le mardi 26 janvier 2010 12:36

Modifié le dimanche 31 janvier 2010 05:19

1- Certaines personnes ont un sérieux problème d'égocentrisme !

2- Ahah, je suis crevée.

3- J'en ai envie.

4- Guzu.

# Posté le vendredi 05 février 2010 16:46

Modifié le mardi 09 février 2010 12:30

Ce que nous sommes.

Ce que nous sommes.
~ Personne ne sait vraiment ce que c'est, où ça emmène, ce que ça apporte, mais tout le monde y goûte. On a tous une façon différente d'aimer. On profite tous différemment, mais au fond, la sensation d'exister reste la même. Peu importe les personnes, peu importe quand et comment, ce qui compte c'est ce sentiment qu'il n'y a rien de meilleur, rien de plus beau. Cette petite émotion qui coule directement jusqu'à notre c½ur, qui envahit parfois nos pensées. C'est discret, ça ne prend pas énormément de place, mais c'est là, tout au fond, et ça redonne le sourire. Je crois qu'il n'y a rien de plus magique que ça, que ces moments et ces souvenirs que l'on a, que l'on garde précieusement. Ces rires, ces étreintes silencieuses, ces mots que l'on ne prononce pas mais que l'on ressent tous. Il n'y a rien que j'aime plus que ça, que ces journées où nous sommes tous là, ensemble, à rire pour rien, à stresser et à paniquer en c½ur, puis à nous rassurer. Je ne sais pas ce que je ferais sans eux, non, vraiment... C'est avec eux que j'ai avancé, avec eux que j'ai grandi. Alors, même si tout était loin d'être parfait, j'ai tout en moi. Je ne les oublierais jamais ces personnes-là, ces personnes qui ont fait mon existence. Et je crois, que les dernières choses que je pourrais leur dire c'est que je les aime et que je les remercie pour toutes ces années. ♥

# Posté le mardi 09 février 2010 15:13